René Galassi

ENTAILLES DOUCES  ET CALICOTS

 

Depuis le début, sa matière de prédilection est le papier, qu’il imprime, qu’il découpe qu’il plie qu’il colle qu’il « entaille », pour donner lieu aujourd’hui à des sculptures complexes et colorées.

Ses calicots sont un découpage papier minutieux qui s’érige en volume et devient sculpture. Le papier prend vie.

De l’espace urbain qui l’entoure et qu’il contemple de son regard photographique, il ne retient que les structures fondamentales des formes : lignes horizontales, verticales, obliques qui inspirent ses gouaches et  forment des espaces de couleur pure dans lesquelles il n’utilise que les couleurs primaires, ainsi que le blanc et le noir : Devant la brutalité du monde il crée une sorte de poésie inspirée par cette géométrie, dans un jeu d’ombre et de lumière.

Texte de Mistophorie

 

René GALASSI a commencé la peinture tardivement. Il a cependant toujours eu besoin d'exprimer ses émotions liées à l'étrangeté de ses rapports au monde. 

Il ne fréquentera jamais d’école artistique, bien qu’il se sente toujours attiré par l’art, inconsciemment inaccessible.

Pourtant, pendant ses années de lycée, il se met à dessiner à l’encre de chine ou au stylo bille des motifs sur fond blanc qui apparaissent aujourd’hui comme une déchirure dans la trame des significations admises.

Hostile d’instinct à toute pensée préprogrammée, il ne s’inscrira jamais dans aucun mouvement, conscient de l’antagonisme évident entre sa formation peu inspirée de comptable et son besoin vital d’échapper au malaise ambiant du quotidien alimentaire.

Héritant de sa famille, ébénistes de père en fils, de la satisfaction du travail manuel bien fait et de la beauté qui s’en dégage, il lui apparaît progressivement que seul une activité liée au domaine de l’art pourra lui convenir.

C’est Henri Baviera qui l’initie et le fait travailler à ses cotés en qualité de pressier en taille douce. En 1999, il suit des cours de gravure, digère les influences consenties des artistes qu’il a fréquentés et dont il imprime les œuvres et commence à créer les siennes sous l’œil bienveillant de Henri Baviera. Leur rencontre est déterminante : amis, les deux artistes travaillent ensemble. GALASSI s’inspire des rues du Vieux Nice. Sa peinture s’enrichit de matériaux divers, chaux, papier et carton. A l’aspect minéral de ses œuvres, il aime associer le végétal, comme pour créer un lien entre le dédale de pierres et toitures de Nice et sa perception intime de la nature. 

En 2001, il ouvre son propre atelier. Désormais il crée et tire ses propres gravures. Ses sujets sont abstraits mais tout un chacun y trouvera du figuratif. Ses gravures inspirent des mondes imaginaires, d'anciennes mappes mondes. Il donne à ses gravures des noms tirés de termes agronomiques.

 Il poursuit son chemin et se dirige vers la création de Toiles où se mélangent terres, argiles, feuilles d'or, ocre. Le travail de la toile et de la gravure devient pour lui des techniques complémentaires.

Ses Oeuvres

Galerie Françoise Durst

15, rue de la Tour
75016 Paris
01 45 24 73 00
bonjour@francoisedurst.fr
Ouvert du mardi au samedi de 10h à 19h

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